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Financement des entreprises : le crowdlending se pose comme une alternative aux banques

Financement des entreprises : le crowdlending se pose comme une alternative aux banques

De plus en plus crédible, le crowdlending, ce moyen de se financer hors du circuit bancaire traditionnel, séduit les entreprises

Le financement participatif connaît une croissance exponentielle depuis cinq ans, et plus encore depuis la loi d’octobre 2014 fixant de nouvelles règles en direction d’un secteur ne demandant qu’à répondre à une forte demande. Car le crowdfunding, c’est aussi le financement participatif des entreprises, autrement dit le crowdlending, un domaine particulièrement florissant aujourd’hui.
Très nombreuses sont les sociétés, de toutes tailles, à solliciter des fonds par de biais des nombreuses plates-formes qui leur sont accessibles, et qui permettent aux particuliers de placer certes des montants peu élevés, mais à des taux très intéressants. Les milliers de « petits » prêteurs qui permettent aujourd’hui à des entreprises de s’affranchir de l’aide des banques sont certes limités à un plafond de 1 000 euros par projet, mais rien ne les empêche de parier sur plusieurs emprunteurs pour espérer étoffer leurs gains. Quant aux entreprises, elles peuvent en théorie emprunter jusqu'à un million d'euros.

Crowdlending : des chiffres en forte augmentation

Si les plates-formes de crowdlending sont très strictes sur les candidatures des entreprises qui souhaitent emprunter pour développer leur activité - 1 % de « gagnants » seulement pour certains sites -, c’est aussi parce qu’elles sont quasiment victimes de leur succès, et de l’attractivité de leur modèle : ces acteurs alternatifs aux banques proposent une facilité de financement rapide, pour peu que les investisseurs soient séduits par le projet présenté. Autre avantage et non des moindres, les taux d’intérêts pratiqués sont moins élevés que ceux proposés par les banques.

Il existe aujourd’hui une soixantaine de sites de crowdlending en France, qui attirent un nombre croissant de particuliers dans un contexte de taux d’épargne toujours très fort des ménages. En 2015, ce type de plates-formes a recueilli un montant global de 31,5 millions d’euros, pour financer quelque 395 projets. Et janvier 2016 n’a pas démenti la tendance : suivant le baromètre de crowdlending.fr, le montant collecté sur le premier mois de cette année a atteint les 3,98 millions d’euros, autrement dit plus du triple du montant observé en janvier 2015.

Les trois leaders du crowdlending bousculés par la concurrence

En France, les trois principales plates-formes de crowdlending que sont Lendix, Lendosphère et Unilend doivent faire une place de plus en plus large à de nouveaux acteurs : le nombre de site a fortement augmenté en une année seulement. Conséquence : les trois grandes plates-formes représentent 67 % du marché en ce début d’année, mais leur part d’influence décroît progressivement. Le mois dernier, la plate-forme Lendis a prêté en tout plus d’un million d’euros, pour un montant moyen par projet d’un peu plus de 192 000 euros. La durée moyenne des prêts proposés atteint les 52 mois. Les montants moyens des prêts ne se ressemblent pas tous de site en site : sur Lendosphère, il s’est élevé à 437 500 euros, mais n’a concerné que deux « gros » dossiers. Pour Unilend, treize entreprises ont réussi à décrocher 619 000 euros, ce qui entraîne un montant moyen de 47 615 euros par dossier.

Les acteurs du crowdlending plaident aujourd’hui pour un montant maximal de 5 000 euros par prêteur et projet soutenu, et des aménagements fiscaux afin de favoriser plus encore l’essor du secteur et encourager les épargnants.


Banques en ligne

Article rédigé par Elsa Rédacréa
Journaliste, Rédactrice web et Photoreporter
pour www.banques-en-ligne.fr