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Les FinTech dans la ligne de mire des régulateurs

Les FinTech dans la ligne de mire des régulateurs

Les FinTech occupent aujourd'hui une place importante sur le marché bancaire, à tel point que les autorités financières internationales se sont penchées sur les potentiels risques qu'elles pourraient causer.
FinTech dans la ligne de mire des régulateurs

L'encadrement des startups de la finance devrait s'accélérer en 2017.

L’encadrement des startups de la finance devrait s’accélérer en 2017. En effet, en novembre dernier, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a organisé une conférence autour des FinTech et des problématiques majeures liées à la révolution digitale. Les acteurs bancaires traditionnels éprouvent actuellement des difficultés à s’adapter rapidement aux nouvelles technologies. Ceux-ci doivent donc revoir leurs stratégies pour répondre davantage à l’évolution des besoins des clients. Les FinTech constituent-elles une réelle menace pour les banques traditionnelles ?

Les autorités se penchent sur l’encadrement des FinTech

L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’ACPR souhaitent accompagner les FinTech tout en les encadrant. En effet, l’essor surprenant des FinTech ces dernières années amènent les autorités financières internationales à s’interroger sur leur potentielle menace pour le système bancaire. Aussi, le Conseil de stabilité financière (FSB) du G20 a déjà commencé à mener une enquête concernant les risques systémiques liés aux FinTech. Depuis mars 2016, un cadre de travail est mis en place et liste les innovations financières ainsi que leurs effets dans les domaines de la banque et la finance. Les FinTech sont présentes dans de nombreux domaines tels que le financement, la gestion ou les paiements. Elles proposent des services sous différents statuts comme celui de conseiller en investissements financiers, conseiller en investissements participatifs ou encore celui d’établissement de paiement.

S’il est peut-être trop tôt pour créer de nouveaux statuts propres aux startups, les régulateurs envisagent d’assouplir ou au contraire d’ajouter de nouvelles exigences pour les encadrer. Effectivement, la réglementation doit évoluer pour être en accord avec l’essor de la finance digitale. Les autorités financières souhaitent donc assurer un niveau de sécurité important pour les consommateurs sans pour autant brider l’innovation. La supervision doit elle aussi s’adapter. Pour cela, un pôle consacré aux FinTech et à l’innovation a été créé en 2016 afin d’établir un dialogue constructif avec l’ensemble des acteurs de ce domaine.

Les banques traditionnelles sont-elles en danger ?

Le succès de ces startups s’explique principalement par une proposition de services plus simples à utiliser et surtout moins chers. Certaines structures se trouvent ainsi bousculées par l’essor des FinTech, notamment les établissements de paiement agréés dont le nombre est passé de 3 à 24 en seulement six ans. Cette tendance est similaire dans le domaine de la finance participative ou crowdfunding mettant en relation épargnants et porteurs de projets. La Banque de France se met elle aussi aux FinTech avec les firmes de négociation à haute fréquence (NHF) permettant de passer des ordres sur le marché en une vitesse record.

L’AMF s’attarde aujourd’hui sur le principe de proportionnalité qui consiste à appliquer les règles existantes en fonction de la taille des établissements et l’évolution des technologies. Cependant, la France reste encore très éloignée de l’approche de la Grande-Bretagne qui permet d’expérimenter des services innovants selon les projets proposés. En effet, l’AMF tente de son côté de s’adapter au mieux à l’évolution des règles européennes. Le régulateur souhaite également préserver la concurrence sur le marché bancaire car les acteurs traditionnels risquent d’être rapidement dépassés par l’usage massif des nouvelles technologies. Si elles ne sont pas aussi agiles que les FinTech notamment en termes d’acquisition clients et de gestion de volumes de données, les banques disposent d’une clientèle massive. L’intérêt de la cohabitation entre banques et FinTech prend donc tout son sens.

Les FinTech : une priorité pour la BCE en 2017

La Banque centrale européenne (BCE) a récemment précisé que les FinTech, et leurs effets sur les banques, seraient l’une de ses priorités pour l’année 2017. A cela s’ajoutent les préoccupations des régulateurs nationaux qui ont décidé de soutenir l’innovation et le développement tout en protégeant les épargnants. Le régulateur britannique quant à lui souhaite appliquer de nouvelles règles pour l’année 2017, notamment dans le domaine du crowdfunding. Le phénomène FinTech n’en est encore qu’à ses prémices et promet de bouleverser le monde la finance dans les prochaines années. La nécessité d’encadrer les startups devient aujourd’hui inévitable. Comment les banques classiques parviendront-elles à s’adapter aux nouvelles technologies ? Quelles stratégies vont-elles adopter pour rester dans la concurrence ? Certaines de ces réponses devraient apparaître dans les prochains mois.

Banques en ligne

Article rédigé par Nathalie J.
Rédactrice web pour www.banques-en-ligne.fr

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