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2017, l'année du crédit immobilier ! Est-ce que cela va durer en 2018 ?

2017, l'année du crédit immobilier ! Est-ce que cela va durer en 2018 ?

Après un début d'année 2017 record en nombre de transactions immobilières conclues, l'autonome a marqué un ralentissement nourri par un certain attentisme et une légère hausse des taux d'emprunt. Cet essoufflement se prolongera-t-il en 2018 ? Éléments de réponse.
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Un nombre de transactions record pour l’immobilier

Si la fin d’année marque un certain ralentissement, le marché immobilier continue d’enregistrer de probants résultats, ponctués de quelques records en 2017. D’après le baromètre LPI-SeLoger, 986 000 transactions se sont concrétisées cette année, soit une hausse annuelle de 17 %. Le nombre d’acquéreurs atteint 3 millions de personnes, avec un pic en début d’année jusqu’au mois d’avril dernier. Toutefois, l’Observatoire du moral immobilier relève 2 millions de vendeurs, ce qui prouve un déséquilibre entre l’offre et la demande. Les marges de manœuvre sont limitées et les prix grimpent. Ce constat couplé à des taux immobilier bas explique l’essoufflement en cette fin d’année. Professeur d’économie, Michel Mouillart ne voit pas 2018 comme une année de « récession » mais celle d’un « atterrissage en douceur ».

Un début d’année 2018 marqué du sceau de l’attentisme

Pour Empruntis, les taux de prêt immobilier devraient gagner 0,2 points et les prix immobiliers au niveau hexagonal progresser de 1 %. Le leader du crédit à la consommation et 3ème acteur du courtage en crédit estime que le projet de loi de finances 2018 discuté à partir de septembre « qui devait notamment supprimer certaines aides à l'accession a entamé le moral des professionnels et des acquéreurs. ». Autres éléments à prendre en compte : la finalisation de la loi sur l’évolution du logement et aménagement numérique en mars 2018 et surtout le verdict du Conseil constitutionnel sur la résiliation annuelle de l’assurance-emprunteur en janvier. D’où un certain attentisme même si 1 Français sur 4 a l’intention d’acquérir un bien immobilier dans les cinq années à venir selon les résultats d’une enquête Opinion Way pour Fortuneo parue en octobre.

Des taux immobiliers qui augmentent modérément

En ce qui concerne les taux, Cafpi, courtier en crédits immobiliers et en prêts immobiliers, table sur 2 % en taux fixe sur 20 ans au cours du premier semestre 2018. Celui-ci s’établissait à 1,2 % au début de l’année pour atteindre 1,45 % en octobre. On assiste à une lente remontée, « limitée mais constante », suite aux propos tenus par la Banque centrale européenne qui indiquait qu’en cas d’inflation elle relèverait son taux directeur. Or, ce dernier agit directement sur les taux du crédit immobilier. La Cafpi rappelle que les prêts sur 10 ans et sur 15 ans devraient également se caler sur cette tendance. Quant aux prix du marché de l’immobilier, ils devraient camper sur des seuils élevés même si la courbe de leur hausse devrait s’arrondir.

Immobilier : qui sont les acheteurs en 2017 ?

Les primo-accédants ont été nombreux à vouloir profiter des taux d'emprunt immobilier attractifs même si leur projet a pâti de la hausse des prix notamment à proximité des grandes métropoles pourvoyeuses d’emplois. Leur profil affiche un revenu moyen de 4 313 € (en légère hausse de 2 % par rapport à 2016) avec un apport en baisse de 4 %. Les seconds-accédants sont moins présents avec des revenus amputés de 2 %. Leur moyenne d’âge est de 42 ans et 2 mois alors que la somme empruntée est plus élevée (+ 3,65 %) pour une durée plus longue de six mois. Le financement de leur achat immobilier s’appuie plus sur leur capacité que sur leur apport en baisse de 4 %. Toutefois, les seconds-accédants bénéficient de la hausse du prix de l’immobilier au moment de la revente de leur bien.

L'appétence des banques pour le crédit immobilier

Le crédit immobilier est un moyen pour la banque prêteuse de fidéliser ses clients qui vont généralement y domicilier leurs salaires ou leurs revenus. Les banques en ligne suivent le mouvement puisque Fortuneo et BforBank ont lancé en 2017 une solution de crédit immobilier en ligne, rejoignant les pionnières Boursorama et ING Direct.

Rappelons aussi l’importance de l’assurance-emprunteur qui, malgré l’instauration de la délégation d’assurance, reste couplée avec l’emprunt bancaire dans 85 % des cas. Or, c’est une source de rémunération conséquente pour les banques qui freinent pour ne pas perdre leur situation de rente en combattant l’amendement Bourquin instaurant la résiliation annuelle. Autrement dit : le crédit immobilier incite à changer de banque, d’autant que l’achat d’un bien immobilier demeure un moment clé de la vie (mariage, naissance, séparation, héritage) pour les Français. Selon l’édition de novembre 2017 de l’observatoire de l’immobilier « Renting versus Owning 2017 », élaboré par ING Direct, « l’achat d’un bien immobilier est perçu comme une « décision financière intelligente » par 73% des interrogés. ».

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Banques en ligne

Article rédigé par Olivier B.
Rédacteur web pour www.banques-en-ligne.fr

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