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L'épargne digitale, tout reste à faire pour les FinTech et les banques en ligne !

L'épargne digitale, tout reste à faire pour les FinTech et les banques en ligne !

Avec 1600 milliards d'euros d'encours à la fin de l'année 2016, l'assurance-vie constitue un véritable trésor de guerre auquel s'intéressent de plus en plus d'acteurs. Or, si la numérisation ouvre des perspectives, les épargnants méconnaissent les opportunités de l'épargne digitale. Retour sur la question.
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L’épargne digitale, cette inconnue au bataillon

Le contexte actuel invite à s’interroger sur la place qu’octroient les Français à l’épargne digitale. C’est ce qui a motivé l’étude effectuée par l’institut de sondage Harris Interactive pour le cabinet Deloitte et WeSave, plateforme de gestion d’épargne digitale et de conseil en gestion du patrimoine. Que ressort-il de ce premier baromètre intitulé « Les Français et l’épargne digitale » ? Près de 80 % des Français s’auto-proclament épargnants mais seulement 25 % connaissent l’épargne digitale. Parmi ces derniers, un quart y souscrit, ce qui représente un taux d’adhésion important. Toutefois, la grande majorité ignore ce qu’est l’épargne digitale alors qu’elle est parfaitement dotée technologiquement pour l’identifier.

Quels sont les freins au développement massif de l’épargne digitale ? Outre cette méconnaissance, la question de la confiance est posée tout comme celle de l’accompagnement humain. En revanche, ce qui plaide en faveur de l’épargne digitale, ce sont les économies escomptées (l’épargne digitale est 3 à 4 fois moins onéreuse que l’épargne traditionnelle), le rendement et la mise à disposition d’outils autorisant sa gestion optimale. Si on explique concrètement ce que peut offrir l’épargne digitale, 6 sondés sur 10 se disent intéressés par exemple par l’utilisation d’un agrégateur d’épargne. Encore timides, des efforts de la part des Fintech et des banques en ligne sont à entreprendre pour faire connaître les produits et les services, voire accompagner et éduquer les épargnants.

De nouveaux acteurs au chevet de l’assurance-vie en ligne

L’encours de l’assurance-vie en ligne était de 20 milliards d’euros à la fin de l’année 2016, c’est-à-dire un fétu de paille par rapport aux 1 600 milliards de ce placement. Pourtant, les banques en ligne comme Fortuneo ou Boursorama sont actives depuis le début des années 2000. Le constat est sans ambigüités pour Gregory Guermonprez, directeur France de fortuneo, qui qualifie à l’AFP ce marché de « difficile » lesté d’un « certain conservatisme ». Si on met en parallèle ce constat avec le baromètre Deloitte / WeSave, la méconnaissance des Français pour l’épargne digitale est le nœud central.

Paradoxalement, les banques en ligne pourraient bénéficier de l’arrivée sur ce segment des Fintech. Hugues Magron, associé conseil secteur assurances & protection sociale chez Deloitte, souligne qu’après les banques en ligne « de nouveaux entrants ont fleuri ces dernières années en France pour développer ce marché peu exploré de l'épargne digitale en s'inspirant de réussites américaines telles que Betterment et Wealthfront. Ces startups visent en particulier le marché de l'assurance-vie ».

Parmi la trentaine de jeunes pousses recensées dans l’hexagone, on peut mentionner Yomoni, Linxea ou Nalo. Guillaume Piard, cofondateur et PDG de la Fintech Nalo, reste toutefois mesuré, arguant qu’être visible auprès des épargnants sur « un marché naissant » s’avère « très, très dur ». Même tonalité dans les propos de Jonathan Herscovici, fondateur de WeSave : « il faut que l’on se fasse mieux connaître ».

Les opportunités digitales pour les épargnants

Récemment ont émergé plusieurs solutions estampillées épargne digitale. C’est le cas avec la startup Piggou qui propose à ses clients, généralement des jeunes actifs et des étudiants, de placer sur un compte épargne la somme des arrondis provenant d’une dépense par carte bancaire. La Fintech Grisbee, en collaboration avec la filiale d’assurance-vie et de prévoyance du Crédit Mutuel Arkéa, Suravenir, se positionne clairement sur l’assurance-vie 100 % digitale de la souscription dématérialisée à la gestion en ligne. L’offre Grisbee Vie n’exige ni frais d’entrée ni frais d’arbitrage pour un contrat accessible dès 1 000 €.

Les concurrentes comme WeSave ou Altaprofits mettent en avant à la fois la technologie par le biais de robo-advisor et l’accompagnement humain via leurs équipes de conseillers en gestion de patrimoine. Nalo présente des singularités en axant ses arbitrages selon le projet ciblé par l’épargnant (retraite, achat immobilier, etc.). Cette personnalisation de l’arbitrage implique une variation dans la typologie de l’investissement. Yomoni cible en priorité une clientèle qui n’a pas le temps de s’occuper de la gestion de son épargne. Son partenariat avec le Fintech Bankin, agrégateur et coach financier, doit d’ailleurs l’aider à se développer. Ce dernier exemple attire sur le fait que le coût d’acquisition des clients demeure élevé, freinant l’essor des acteurs de l’épargne digitale.

Le baromètre « Les Français et l’épargne digitale » indique que « la place prise par les assureurs en ligne reste pour le moment marginale ». Seules les banques en ligne surnagent par rapport à la domination des banques traditionnelles : 9 % des contrats d’assurance-vie multi-supports (contre 52 % pour les banques de réseau) et 12 % pour les produits financiers en ligne (contre 66 %). Mais la route est encore longue.

Banques en ligne

Article rédigé par Olivier B.
Rédacteur web pour www.banques-en-ligne.fr

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