En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés. En savoir plus... Accepter
200 000 clients Français chez Revolut

200 000 clients Français chez Revolut

Avec 50 % de clients supplémentaires sur les deux derniers mois, Revolut creuse son sillon avec 200 000 utilisateurs Français (1,5 million dans le monde). La Fintech prétend avoir franchi le seuil de rentabilité. Quelles raisons à ce succès ? Quelles perspectives ? Explications.
200 000 clients Français chez Revolut

1,5 million d’utilisateurs dans le monde pour la néo-banque anglaise

C’est à l’automne dernier que la néo-banque traversait la Manche pour s’attaquer au marché bancaire hexagonal. A la fin du mois de janvier 2018, Revolut revendique 220 000 clients français. La France est donc le deuxième marché derrière la Grande-Bretagne, son pays d’origine qui compte 800 000 utilisateurs. Dans une course effrénée à l’acquisition client, notons que dans le même temps la néo-banque allemande N26 aurait conquis 200 000 clients et qu’Orange Bank aurait séduit 100 000 clients. Grâce à de faibles coûts marketing et un volume d’activités en plein essor, Revolut se dit désormais rentable, même si Benjamin Belais, general manager France et Suisse de Revolut, caractérise cette rentabilité de presque « accidentelle [car] la recherche de rentabilité n’était pas notre objectif ».

Revolut, une rentabilité surprise mais temporaire

Le public ciblé par Revolut reste celui des voyageurs. La néo-banque propose notamment des services de change de devise performants et de virements à l’étranger gratuits. A ce titre, elle a déjà inauguré plusieurs bureaux dans plus de dix pays en Europe. Depuis décembre, Revolut aurait donc atteint le seuil de rentabilité. Ses revenus proviennent en majorité des commissions interchange qu’elle perçoit sur les opérations réalisées avec sa carte bancaire mais aussi des services payants (assurance santé en voyage, assurance de téléphonie mobile). Elle promeut une offre de base gratuite et une offre premium facturée 8 € par mois. Cette dernière formule propose aux clients des plafonds de gratuité de paiement et de retraits plus élevés et une couverture élargie des assurances MasterCard.

Vers une expansion à l’international et la licence bancaire européenne

Revolut ne compte évidemment pas s’arrêter là depuis sa levée de fonds de 66 millions de dollars à l’été 2017, et vise d’autres marchés à l’international. Malgré des coûts maitrisés, cette velléité risque d’ailleurs de faire à nouveau basculer la néo-banque sous le seuil de rentabilité à la fin de l’année. Les pays cités sont les États-Unis, l’Australie et Singapour, c’est-à-dire des pays prisés par les voyageurs occidentaux, le cœur de cible. Des pourparlers existent aussi pour un lancement futur en Inde, en Afrique du Sud, au Brésil et aux Émirats Arabes Unis. Benjamin Belais estime « que l'argent ne doit pas avoir de frontière. La banque doit être comme un compte Gmail. Nous visons les vastes marchés et les pays très exposés aux taux de change ».

Autre perspective : l’accès à la licence bancaire européenne. Ce précieux sésame est obligatoire pour autoriser ses clients à souscrire un crédit ou à être à découvert. Benjamin Belais précise que « les coûts de la licence bancaire sont déjà absorbés ».

Banques en ligne

Article rédigé par Olivier B.
Rédacteur web pour www.banques-en-ligne.fr

Sur le même sujet

Monabanq décroche aussi sa seconde étoile pour son service client
Lire

L'article

Service client : Monabanq décroche aussi sa seconde étoile Le 23/10/2018 à 08h30
Observatoire des tarifs bancaires
Lire

L'article

Observatoire des tarifs bancaires : la Banque de France rend son rapport Le 19/10/2018 à 09h10
Banques en ligne et néobanques sous la loupe de l'ACPR
Lire

L'article

Banques en ligne et néobanques sous la loupe de l'ACPR Le 17/10/2018 à 09h44