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Qu'est-ce qu'une assurance vie en unité de compte ?

Qu'est-ce qu'une assurance vie en unité de compte ?

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Pour booster la rentabilité d’un contrat d’assurance-vie qui a tendance à se tasser avec le contexte des taux bas obligataires, les institutions incitent les épargnants à miser sur les unités de compte. Qu’est-ce qu’une unité de compte ? Quels sont les risques encourus pour un tel placement ? On vous dit tout.

Assurance-vie en unité de compte : définition

Dans un contrat d’assurance-vie, une unité de compte est un support d’investissement, qui revêt la forme de valeurs mobilières (actions, Sicav, FCP, etc.) ou immobilières (SCPI, OPCI). Celles-ci s’achètent et se vendent sur les différents marchés financiers. Or, le fait d’investir sur des supports financiers a pour vocation d’augmenter le rendement du contrat d’assurance-vie.
Ce placement permet d’accéder à une grande diversité de supports, ce qui élargit considérablement l’éventail des stratégies d’investissement. Le souscripteur peut ainsi faire évoluer la répartition de son investissement grâce aux arbitrages qu’il opère lui-même ou qu’il délègue. Tout dépend alors de son profil d’investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et de ses objectifs (spéculation, préparation à la retraite, constitution d’un capital en vue d’une transmission, etc.).
Toutefois, le grand inconvénient est la non garantie du capital investi dans les unités de compte par l’assureur, contrairement aux fonds en euros. L’assureur s’engage seulement sur un nombre d’unités de compte fixées dans le contrat, et non sur leur valeur. Ainsi, il faut distinguer les contrats d’assurance-vie multisupports et les contrats d’assurance-vie monosupports en euros. Ce dernier est moins performant à court terme mais plus sûr.

Contrats multisupports : plus performants et plus risqués

Pourquoi les unités de compte offrent un rendement supérieur ? Les unités de compte correspondent à des supports dont la valeur fluctue, qu’il s’agisse de produits boursiers ou de produits immobiliers. Or, les variations vont dans les deux sens, à la hausse comme à la baisse. Si la valeur en bourse grimpe, la performance espérée pour l’assurance-vie aussi. En revanche, si la valeur chute, non seulement la performance n’est pas au rendez-vous mais le capital s’évapore en grande partie.
Le fonds monosupports en euros se compose généralement de 80 % d’obligations dont un tiers d’obligations d’Etats et de deux tiers d’obligations d’entreprises. Or, le contexte obligataire des taux bas qui règne depuis plusieurs années ne permet pas de dégager des rendements très élevés. Certes, il se caractérise par un effet cliquet qui sécurise les intérêts acquis chaque année, et par une garantie, à tout moment, du capital investi, mais sa performance est en berne. Au final, l’épargnant a le choix entre des fonds en euros sûrs mais peu performants et des unités de compte potentiellement performantes mais risquées.

Bon à savoir : si les marchés boursiers sont par exemple à la baisse, il est possible de ramener son épargne sur le fonds en euros, en s’acquittant des frais d’arbitrage.

Comment gérer ses unités de compte ?

Quand on connaît les risques encourus, il est logique de s’interroger sur la façon dont sont gérés les fonds en unités de compte de son assurance-vie. La gestion libre signifie que c’est l’investisseur lui-même qui pilote son portefeuille de supports financiers. Evidemment, ce type de gestion est dédié aux investisseurs chevronnés, éprouvés aux évolutions des marchés financiers.
La gestion sous mandat désigne la formule qui confie l’épargne à un gestionnaire. Le souscripteur fixe au départ le profil dans lequel il veut s’inscrire, la gestionnaire s’évertuant à répondre à ses attentes. Enfin, la gestion à horizon permet d’adapter de manière automatique la composition des placements selon les objectifs définis et l’âge de l’assuré.
Certains contrats multisupports incluent une garantie décès. Les plus jeunes sont moins concernés, car leur stratégie s’inscrit dans un temps long qui permet de rééquilibrer à terme une situation mal engagée suite à un retournement du marché des actions. En revanche, une personne plus âgée n’aura pas ce luxe dans le cadre d’une transmission optimisée (hors droits de succession).
Si le souscripteur décède alors que le capital placé sur UC offre une moins-value, les bénéficiaires percevront moins que ce qui était envisagé. La parade est d’opter pour un garantie prévoyance décès, également appelée garantie plancher. Grâce à elle, les ayants droit récupèrent la totalité des cotisations versées par le souscripteur.

Bon à savoir : la garantie décès optionnelle peut être simple ou indexée, avec effet cliquet (le plancher est fixé à la plus haute valeur décrochée par le contrat) ou majorée (la somme est établie à l’avance).

Les performances d’une assurance-vie en unités de compte

Pour avoir une idée des performances d’une assurance-vie en unités de compte, observons par exemple les scores affichés en 2017 par la banque en ligne Fortuneo. En gestion sous mandat, le contrat Fortuneo Vie*, accessible à partir de 1 000 euros, a rapporté :

  • 2,81 % nets pour le mandat modéré (conseillé par Federal Finance Gestion du Crédit Mutuel Arkéa) ;
  • 7,62 % nets pour le mandat équilibré (conseillé par DNCA Investments) ;
  • 7,72 % nets pour le mandat dynamique (conseillé par Allianz Global Investors).
*Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps. Les supports en unité de comptes présentent un risque de perte en capital.

Pour bien cerner les performances des UC, il faut aussi prendre en considération les frais qui sont de trois ordres :

  • les frais d'entrée (ou frais de chargement), perçus lors des versements effectués ;
  • les frais de gestion ponctionnés annuellement ;
  • les frais d'arbitrage calculés sur les sommes transférées en cas de changement de supports, de frais d'entrée indissociables à certains supports...
Banque

Frais d'entrée

sur versement en UC

Frais de gestion annuels

fonds en UC

Frais d'arbitrage En savoir plus
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(1 % sur certaines opérations optionnelles)

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Bon à savoir : des conditions limitatives accompagnent souvent les arbitrages d’où l’intérêt de souscrire un contrat qui en comporte le moins, notamment chez les acteurs de bourse en ligne (Fortuneo, BforBank, Mesplacements.fr, LinXea, Bourse Direct, etc.).
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